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Vous avez mis en place le forfait mobilités durables, ou vous y pensez. Le budget est voté, la note RH est partie… et six mois plus tard, le parking voitures est toujours aussi plein. Vous n’êtes pas un cas isolé : lors d’un webinaire Tandem, très peu d’entreprises présentes disaient observer un usage massif de leur FMD, et la majorité reconnaissait ne pas savoir précisément comment il était utilisé.
Faut-il alors passer au vélo de fonction ? Les deux dispositifs ne font pas le même travail, et ils ne s’opposent pas. On vous explique ce qui les distingue, ce que chacun coûte vraiment, et comment choisir (ou cumuler) selon votre situation.
Bon à savoir
- Le FMD est une aide financière : jusqu’à 600 € par an et par salarié exonérés de cotisations et d’impôt (900 € en cas de cumul avec l’abonnement de transports en commun).
- Le vélo de fonction est un équipement : un vélo fourni par l’entreprise, avec assurance et entretien, qui n’est pas un avantage en nature (BOSS § 945).
- Les deux se cumulent, sans que le vélo réduise le plafond du FMD. Seule règle : ne pas financer deux fois la même dépense.
- Notre avis : le FMD récompense les salariés qui ont déjà changé leurs habitudes. Le vélo de fonction fait changer les autres.
FMD et vélo de fonction : deux dispositifs qui ne font pas le même travail
Le FMD, une aide au trajet
Le forfait mobilités durables est une somme que l’employeur verse aux salariés qui viennent travailler à vélo, en covoiturage, en trottinette ou avec un autre mode de transport durable. L’entreprise fixe librement le montant. Son intérêt est fiscal : dans la limite du plafond, la somme n’est soumise ni aux cotisations sociales, ni à l’impôt sur le revenu.
Pour le détail des plafonds, des modes éligibles et de la mise en place, lisez notre guide complet du forfait mobilités durables.
Le vélo de fonction, un équipement clé en main
Le vélo de fonction est un vélo (classique, électrique ou cargo) que l’entreprise met à disposition d’un salarié, le plus souvent en location longue durée. Le salarié l’utilise pour ses trajets domicile-travail, mais aussi le week-end et en vacances.
Il n’est pas un avantage en nature : pas de cotisations, pas d’impôt pour le salarié, quel que soit l’usage qu’il en fait (BOSS, « Avantages en nature », § 945).
La différence de fond tient en une phrase : le FMD donne de l’argent pour un trajet, le vélo de fonction donne le moyen de le faire.
💡 Bon à savoir
Le comparatif en un coup d’œil
Combien coûte chaque dispositif ?
Le FMD : un budget que vous fixez
L’employeur choisit le montant, dans la limite des 600 € exonérés. Chez Tandem, on observe que les entreprises versent en général entre 200 € et 500 € par an et par salarié, soit environ 17 € à 42 € par mois. Le coût est donc faible et prévisible, mais il ne finance qu’une partie des frais d’un salarié qui a déjà son vélo.
Le vélo de fonction : un coût net bien plus bas que le loyer
Deux modèles de financement existent, tous deux recommandés par la Fédération des acteurs du vélo en entreprise (FAVE) :
- La redevance : l’entreprise paie l’essentiel du loyer et le salarié règle le reste. En 70/30, pour un vélo loué 100 € HT par mois, le coût net pour l’employeur tombe à 52,50 € HT grâce à la réduction d’impôt de 25 %.
- La conversion de salaire : le salarié renonce à une petite partie de son brut pour financer son vélo. L’opération peut être neutre pour l’employeur.
Chez Tandem, le vélo de fonction démarre à 25 € HT par mois pour l’entreprise après déductions fiscales. Le détail des deux modèles, avec les calculs, est dans notre article vélo de fonction : qui paie quoi entre l’employeur et le salarié.
Notre lecture : à budget comparable, le FMD saupoudre une aide sur des trajets qui existent déjà, quand le vélo de fonction en crée de nouveaux.
Pourquoi le FMD seul fait rarement pédaler
Le FMD est un bon outil. Il bénéficie surtout aux salariés déjà convaincus : ceux qui avaient un vélo, ou qui comptaient en acheter un. Pour les autres, les freins sont très concrets.
L’achat du vélo reste à la charge du salarié
Un bon vélo électrique représente un investissement important. Même avec 600 € d’aide par an, le salarié doit avancer la somme et prendre le risque. Pour beaucoup, la décision s’arrête là.
Choisir, sécuriser, entretenir : tout repose sur lui
Quel modèle ? Quelle taille ? Que faire en cas de vol ou de crevaison ? Sans accompagnement, chaque question est une occasion de remettre le projet à plus tard.
Les RH pilotent à l’aveugle
Le FMD fonctionne le plus souvent sur une attestation sur l’honneur. L’entreprise voit sortir un budget, mais sans savoir précisément qui pédale vraiment, ni combien de trajets en voiture ont été évités. Pour un reporting RSE, c’est un vrai point faible.
Le vélo de fonction répond aux trois freins d’un coup : le vélo est fourni, assuré contre le vol et la casse, entretenu sur place, et chaque vélo correspond à un salarié identifié. C’est ce qui explique l’écart d’usage. Selon une étude YouGov réalisée avec Tandem, plus d’un salarié sur deux serait prêt à changer ses habitudes de transport avec un accompagnement adapté.
Peut-on cumuler le FMD et le vélo de fonction ?
Oui. Ce sont deux dispositifs distincts : la mise à disposition d’un vélo n’est pas un avantage en nature, elle ne réduit donc pas le plafond du FMD. La seule règle est de ne pas financer deux fois la même dépense, par exemple l’entretien déjà inclus dans le loyer du vélo.
Dans la pratique, les entreprises choisissent entre trois politiques :
- Le cumul complet : le salarié garde son FMD et reçoit un vélo de fonction. C’est l’option la plus généreuse, et un vrai argument de marque employeur.
- Le remplacement : une charte signée par le salarié prévoit que le vélo de fonction remplace le FMD. Le budget mobilité reste maîtrisé.
- Le FMD qui allège la part salarié : dans l’exemple du livre blanc FAVE (juillet 2026), un salarié en conversion de salaire avec un FMD de 40 € par mois ne paie plus que 10 € par mois pour son vélo.
Si vos salariés combinent aussi le train ou le bus, lisez notre article sur le cumul du vélo de fonction, du FMD et de l’abonnement de transport.
FMD, vélo de fonction ou les deux : comment choisir
Il n’y a pas de bonne réponse universelle, mais il y a des situations nettes.
Le FMD seul suffit si :
- une bonne partie de vos salariés vient déjà à vélo, en covoiturage ou en trottinette, et vous voulez les soutenir ;
- votre budget est limité et votre objectif est de reconnaître un usage qui existe déjà.
Le vélo de fonction s’impose si :
- vous voulez réellement réduire la part de la voiture dans les trajets domicile-travail ;
- vous cherchez un avantage salarié visible au quotidien, pour attirer et fidéliser ;
- vous avez besoin de données fiables sur l’usage pour votre reporting RSE.
Les deux ensemble si :
- vous construisez une politique mobilité complète, qui aide ceux qui ont déjà changé leurs habitudes et accompagne ceux qui veulent le faire.
Notre position : si votre objectif est un vrai report de la voiture vers le vélo, le FMD seul ne suffira pas. C’est un bon complément, rarement un déclencheur. Pour convaincre votre direction, voici les arguments qui fonctionnent pour passer au vélo de fonction.
À retenir
- Le FMD finance un trajet, le vélo de fonction fournit le moyen de le faire.
- Le FMD est plafonné à 600 € par an (900 € avec les transports en commun) ; le vélo de fonction n’est pas un avantage en nature et n’a pas de plafond.
- Avec la réduction d’impôt de 25 %, un vélo de fonction peut coûter moins de 53 € HT par mois à l’entreprise en redevance 70/30, et rien en conversion de salaire.
- Les deux se cumulent, à condition de ne pas financer deux fois la même dépense.
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on a la réponse à toutes vos questions ?
Oui, le Forfait Mobilités Durables se cumule avec le vélo de fonction, dans la limite de son plafond d'exonération. Seule règle : ne pas financer deux fois la même dépense. Par exemple, le FMD ne doit pas couvrir l'entretien du vélo si celui-ci est déjà inclus dans le contrat de location.
Le FMD est une aide financière que l’employeur verse aux salariés qui utilisent un mode de transport durable, exonérée jusqu’à 600 € par an. Le vélo de fonction est un vélo fourni par l’entreprise, avec assurance et entretien, qui n’est pas un avantage en nature. Le premier rembourse une partie des frais d’un salarié déjà équipé ; le second lui donne directement le vélo.
Les entreprises versent en général entre 200 € et 500 € de FMD par an et par salarié. Un vélo de fonction loué 100 € HT par mois revient à 52,50 € HT net à l’employeur en redevance 70/30, grâce à la réduction d’impôt de 25 %, et peut être neutre en conversion de salaire. Chez Tandem, il démarre à 25 € HT par mois pour l’entreprise après déductions fiscales.
Non. Le FMD est facultatif : il se met en place par accord collectif ou, à défaut, par décision de l’employeur après consultation du CSE. Dans les entreprises soumises aux négociations annuelles obligatoires, la mobilité des salariés fait partie des sujets à aborder.
Le vélo de fonction, car il lève le premier frein : l’achat d’un vélo. Le FMD bénéficie surtout aux salariés qui avaient déjà un vélo ou l’intention d’en acheter un. Le vélo de fonction, fourni, assuré et entretenu, permet aussi à ceux qui ne pédalaient pas de franchir le pas.





